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    Metz Handball – CHAMPION A PLUS D’UN TITRE

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    Par Hugo Chatelain

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    Metz a bouclé la saison avec son 5e doublé championnat et coupe de France. Un 21e titre national et un 37e trophée depuis l’avènement du club en Elite (1986). La machine à gagner lorraine est impressionnante depuis trois décennies. Le poids de l’histoire dans une ville pleinement hand et autour de partenaires conquis. Plongée au cœur d’une véritable institution.

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    L’ogre mosellan est décidément insatiable. En l’espace d’une semaine et trois matches face à leurs meilleurs rivaux du moment, Issy Paris et Brest, les Dragonnes ont en effet tout ramassé sur leur passage : un énième couronnement national agrémenté d’une coupe de France. Mieux que l’emblématique RC Cannes au volley, sacré vingt ans de suite entre 1995 et 2015, le Metz handball ne pouvait pas mieux terminer une saison historique, déjà bonifié par un inédit et magnifique quart de finale face à Györ, futur vainqueur de la Ligue des champions. 21 titres nationaux en 31 exercices au plus haut niveau, et seulement les deux premiers au pied du podium (voir infographie), le parcours et la longévité des filles de Metz est un modèle du genre en première division. Comme les célébrations et la communion qui ont clôturé la soirée, au plus près de son public, ses dirigeants et ses partenaires. Telle est le quotidien d’une authentique institution, qui ne cède jamais à la facilité ni à la grosse tête. Et n’oublie surtout pas de se remettre en cause et multiplier les initiatives.

    Pour preuve, nous avons notamment assisté dernièrement à un petit-déjeuner du Metz handball. Un nouveau rendez-vous initié par Véronique Kremer, la directrice commerciale recrutée l’année dernière plutôt qu’une joueuse. Un choix qui symbolise la philosophie du club et de son président, la pérennité plutôt que la performance immédiate à tout prix. Il faut dire que le multiple champion de France peut s’offrir ce luxe et s’appuyer sur sa culture.

    Ce matin-là en tout cas, c’est Pascal Maguin qui recevait dans ses locaux tout neuf au Technopôle à la sortie Sud-Est de la ville. Autour de lui, une quinzaine de chefs d’entreprise, partenaires ou pas encore du handball, venus découvrir son activité et partager un moment également avec Marion Maubon. L’occasion pour l’ailière gauche messine de rassurer sur son état de santé à trois jours de la finale de coupe sur Paris. Elle tenait d’ailleurs à être là, juste avant l’entraînement matinal, un an après avoir assisté à l’inauguration de PM Electricité. Le maître des lieux goûtait lui son plaisir. « Comme la plupart des gens conviés ce matin, j’ai d’abord été invité par un gros groupe alors partenaire de Metz handball. C’est ainsi que je suis devenu depuis bientôt six ans un fervent supporter du club. J’ai été auparavant abonné et partenaire du FC Metz, mais je ne m’y retrouvais plus dans la mentalité du football. Je préfère l’ambiance familiale, la proximité et la chaleur humaine dégagées aux Arènes. On se sent à l’aise et on y va avec nos enfants. La discipline ne m’intéressait pourtant pas auparavant. J’ai été conquis par cet esprit combatif, cette envie de progresser et de grandir. Je me retrouve pleinement dans le milieu du handball, par cette envie de gagner, qui est une institution à Metz. »

    Un tissu économique solide

    Sa trajectoire professionnelle n’étant pas non plus s’en rappeler l’épopée du handball féminin local. Celle d’une équipe partie de rien, rapidement porté par la vague du succès mais toujours les pieds sur terre et la main sur le cœur. Pascal Maguin était lui licencié économique, en août 1996, lorsqu’il créait sa propre entreprise. Aujourd’hui il est à la tête d’une holding de 74 salariés, plus de 12 millions de chiffre d’Affaires cumulé et président de la CAPEB (Confédération des Petites Entreprises du Bâtiment) Moselle.

    « Je ne sais pas si on peut faire un parallèle entre mon histoire personnelle et le Metz HB, mais c’est sûr que nous sommes gagneurs et combattifs en Moselle. Le club est un cumul de partenaires, qui aident et donnent un coup de main, et c’est cette multitude qui fait sa force. On aime à se retrouver ensemble autour d’un match et d’un buffet. »

    Des idées et un plaisir partagés. Et un porte-parole tout trouvé pour la cause du handball à Metz. Aurélien Klein, le chargé de communication en soutien d’Estelle Gauvin – championne du Monde 2003 à l’aile droite –, peut se féliciter d’avoir signé ainsi son premier contrat business. Un salon de plus dans les entrailles des Arènes, où les VIP Or et Argent affichaient déjà régulièrement complet. Le « club business » surplombe la tribune officielle et ne cesse de gagner du terrain, à 1500 euros le sésame pour la saison. Ils étaient une petite trentaine au départ il y a cinq ans, ils sont désormais 35 entreprises et 290 personnes régulièrement dans les gradins. Pascal Maguin veille au grain et tisse sa toile. Sans rien demander d’autres que ses dix places acquises. « Je mets un point d’honneur à les accompagner, être un ambassadeur et une locomotive à d’autres partenaires. Si je pouvais en faire plus pour eux. C’est une lisibilité forcément et un moyen aussi de développer du réseau et des affaires forcément. Sans Metz HB, je ne les croiserai peut-être pas. Je cherche également des échanges dans le management avec Manu Mayonnade par exemple. On apprend tous les jours. Nous avons la chance ici de collectionner les titres, d’avoir des vice-championnes olympiques et de forts ancrages internationaux, cela se répercute forcément médiatiquement. Même si cela ne va pas encore assez vite à mon goût. Je suis très optimiste pour le sport féminin demain, entre culture de la gagne, dynamisme, convivialité, bien-être. Je décompresse énormément lorsque je vais aux Arènes. Il suffit que j’assiste à une victoire du Metz HB et j’ai l’impression d’être parti huit jours en vacances. »

    Et le patron de se remémorer les jours délicieux qui ont précédé et suivi le quart de finale de la Ligue des champions cette saison. Ou encore cette finale de coupe d’Europe contre Holstebro il y a trois ans, malgré la défaite. Il avait à l’époque annuler ses vacances au Vietnam pour assister à la finale retour. « J’étais en larmes à la fin, même à 50 ans. Je rêve que demain l’on puisse rivaliser avec toutes ces équipes aux budgets colossaux et joueuses extraordinaires. Nous avons les nôtres aussi et un groupe extrêmement solidaire. C’est ce que l’on souhaite pour nos entreprises, d’avoir cette même homogénéité et unité. Chaque fois que je peux inviter des futurs partenaires à découvrir le handball à Metz, je le fais… Apprendre à se connaître en dehors du boulot peut aider à faire des affaires plus tard. Il ne faut pas le négliger. Je me sens chez moi à Metz handball, sans en abuser. Je n’ai pas de vision sur l’intérieur du club, je ne fais pas partie du conseil d’administration, mais je suis engagé à ses côtés. Finalement, comme pendant quatre jours nous sommes sur un nuage après une victoire en coupe d’Europe, je fais des économies sur mes voyages et vacances. »

    Une gestion en bon père de famille

    Comme lui, ce sont aujourd’hui 167 partenaires qui contribuent à la vitalité du Metz handball, et son logés à la même enseigne, qu’ils donnent 1 000 ou 50 000 € selon la fourchette actuellement en vigueur. Pas question de chercher un mécène majoritaire, ni de tendre vers la société professionnelle, pourtant tendance dans le milieu sportif. Sur place en effet le modèle associatif a fait ses preuves et trouvé en Thierry Weizman son bienfaiteur. L’ancien joueur et médecin a pris les rennes de l’entité en pleine crise de croissance au milieu des années 2000. Il préside depuis méthodiquement et judicieusement à sa destinée.

    « Mon métier m’aide beaucoup dans le relationnel. Au gré de mes consultations, dès que je rencontre un chef d’entreprise, s’il est content de mes services, je lui dis que cela me ferait plaisir qu’il vienne au Metz handball. J’ai attrapé plein de partenaires ainsi, en plus de la chance de soigner les politiques du coin. La structure où je travaille est reconnue dans le coin, c’est un lieu de passage. Si je n’ai pas la surface financière d’un patron, un médecin est toujours utile dans une société. En plus, j’ai la chance d’avoir joué au handball en première division et je peux me permettre de prendre des risques professionnellement : les venues de Svetlana Ognjenovic et Ekaterina Andryushina sont quand même deux belles prises. Seulement parce que j’ai été en mesure de les soigner et les remettre sur pied. »

    La Serbe et la Russe sont désormais dans le staff et pleinement imprégnées des valeurs maisons. Comme l’emblématique Zita Galic par le passé et la Slovène Ana Gros à présent. Un flair indéniable et une compétitivité sportive doublée d’une rigueur dont Thierry Weizman se porte garant, bien épaulé par une garde rapprochée entièrement dévouée. Car il ne suffit pas de bien jouer pour séduire sur place, il faut aussi se plier aux règles et se fondre dans le paysage.

    « Peut-être que cela peut choquer les féministes notamment, mais j’explique aux nouvelles joueuses que lors des manifestations partenaires, elles doivent être déguisées en fille. Je préfère voir des talons et des robes. Je veux un comportement irréprochable. J’ai un exemple en tête, lors du lancement d’un modèle chez Peugeot il y a quelques années en compagnie du FC Metz. Mes filles arrivent tip top comme toujours, les gars débarquent avec le pantalon qui descend, le caleçon par-dessus et les écouteurs sur les oreilles. Sans parler du joueur qui bloque le klaxon dans une voiture, interrompant l’inauguration au grand dam du PDG. Comment voulez-vous sinon être crédible en terme d’images. Dans le même ordre, nous avons un partenaire qui fait de la balnéothérapie, la Villa Pompei à Amnéville, où les filles ont une carte d’entrée gratuite. Je leur demande d’y aller seulement par groupe de 3 ou 4 et de se faire discrète pour ne pas troubler la clientèle. Les mecs eux ils sautent dans les bassins en faisant des bombes à côté des dames qui ne veulent pas se mouiller les cheveux. Cela fait partie du savoir-vivre. Même si les footballeurs font des progrès depuis, nous avons surfé dessus. Elles ont conscience de la gratitude à avoir vis-à-vis des partenaires et du public. »

    Sans parler des valeurs et de l’amour du maillot. Isabelle Wendling en est la parfaite illustration, elle qui n’a jamais porté d’autres tuniques, sauf le bleu de la sélection forcément, et surtout manqué presque aucun match durant sa majestueuse carrière. Employé désormais au service des sports de la Région, elle passe encore tous les jours au club pour régler les factures, apporter son écot à cette organisation rôdée et prendre du bon temps chaque soir de match. Comme bon nombre de ses coéquipières, devancières ou héritières. « Lorsque que tu es ou tu viens au Metz handball, tu sais que le niveau d’exigence est supérieur, de la part des dirigeants, du public, des partenaires. L’équipe a toujours bénéficié d’un énorme capital sympathie. Les gens sont agréablement surpris de voir la disponibilité des filles lorsqu’ils viennent pour la première fois, que ce soit en tribunes ou dans les salons VIP. Je ne sais pas où je serai dans 30 ans, mais j’espère que le club sera lui toujours en haut. »

    Le poids de l’histoire et le choc des images

    Il n’a pas peur en tout cas de dépasser les préjugés et défrayer la chronique pour faire parler de lui. Comme ses jupettes instaurées récemment comme tenue officielle et qui ont tant fait jaser le microcosme. Elles sont rentrées dans les mœurs et participent pleinement à la notoriété du champion de France. Encore une idée du président totalement assumée.

    Il est loin le temps où Daniel Giorgetti, fondateur et premier permanent de l’ASPTT Metz handball, entraînait ses jeunes dans une salle de danse sans but ni zone. Tout aussi loin la période où les garçons de l’ASPTT Metz défiaient le Nis de Branko Karabatic en coupe d’Europe. Avant qu’Olivier Krumbholz, l’initiateur, ne saisisse cette formidable opportunité d’entraîner un groupe d’étudiantes qui débarquaient sans référence en première division. Trois ans ont suffit pour le porter au sommet de l’Hexagone, au bout d’une soirée à suspens et d’une longue attente d’un résultat favorable sur Paris, faute de téléphone portable à l’époque. Un premier titre qui en appelait tant d’autres. Ainsi s’est forgée la légende messine. « S’il n’y avait pas le poids de l’histoire, il n’y aurait plus de handball à Metz, certifie même Jacques Bettenfeld, dernier capitaine postier, avocat et vice-président délégué à la Fédération. Je vous rappelle que lorsque le club a été en grande difficulté financière, au milieu des années 2000, c’est l’appel à la générosité publique dans le Républicain Lorrain qui l’a sauvé. » Le jury d’appel en effet avait rétrogradé Metz à l’été 2005 et la souscription, lancée par Olivier Krumbholz et Isabelle Wendling, avait rapporté 70 000 euros en quelques jours. « Sans cela nous n’aurions pu éviter la relégation et la liquidation. Et j’avais regardé à l’époque parmi les donateurs, nous avions retrouvé des gens que l’on n’avait pas vus depuis des générations et qui étaient même partis loin, mais pour lesquels l’identité handball de l’ASPTT Metz était plus forte. »

    Une histoire sans fin dont se félicite forcément la ville de Metz et son adjoint aux sports Belkhir Belhaddad. « Je pense que les Messins sont très fiers de cette équipe, il existe un vrai attachement, lié certainement à son histoire, la réussite sportive, la simplicité des joueuses et l’esprit de famille dégagé par le club. On le doit à des personnalités enracinées sur le territoire, les anciennes joueuses ne sont jamais très loin. C’est un club qui fédère autour de lui, les partenaires privés représentent un 1/3 du budget et presque exclusivement des sociétés locales, du petit artisan à la PME européenne. Une vraie locomotive et un digne ambassadeur. Nous travaillons depuis des années sur l’image de la ville et le projet de territoire à 2030, et Metz handball s’inscrit totalement dans cette dynamisation. Grâce aux filles du handball, on entend en effet parler de Metz dans toute l’Europe. Le pari de travailler sur la durée a été gagnant et leur longévité au plus haut niveau est exceptionnelle. »

    Dire en plus qu’Emmanuel Mayonnade vient juste d’arriver aux manettes pour faire fructifier ce précieux héritage. N’en déplaise aux autres et à toute l’Europe !

    Témoignages

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    « UNE BONNE IMAGE A TRAVERS ELLES »

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    Marc Cerf, DG Dodo, leader européen de la couette et l’oreiller, est partenaire privilégié du Metz HB.

    « Nous sommes aux côtés de Thierry Weizman et son équipe depuis une dizaine d’année, lorsqu’il a repris le club nous avons immédiatement répondu à ses sollicitations. Notre siège est basé à Saint-Avold en Moselle, je suis originaire de Boulay comme Isabelle Wendling, et cette équipe représente idéalement les valeurs de Dodo : l’engagement, la persévérance, le respect et le courage. D’autant que dans notre domaine, 95% de notre clientèle est féminine. C’est pour nous forcément une source de notoriété, les filles voyagent dans toute l’Europe, mais nous voulons surtout donner une bonne image de notre société à travers elles. Le sport finalement se développe considérablement et dégage peut-être moins d’agressivité. Les retombées sont excellentes en tout cas. En attendant de gagner une coupe d’Europe, la C1 si possible. Mais nous serons toujours comblés et fidèles. »

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    « UNE FANTASTIQUE OPPORTUNITE A l’EPOQUE »

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    Olivier Krumbholz a été l’instigateur du handball féminin à Metz avant d’être le sélectionneur national de ces dames.

    « C’était pour moi une fantastique opportunité à l’époque et j’avais la sensation que cette équipe avait un gros potentiel. Et pour être honnête, comme le SMEC avait dans les pattes les joueurs de l’ASPTT, mon passage chez le rival fût plutôt perçu comme une aubaine qu’une trahison. Que le frangin (son frère Jean-Paul coachait le SMEC) aille faire les filles et continuer à affaiblir les garçons. Dès la première saison nous finissons 4e sans perdre un seul match à domicile. Puis c’est le titre au bout de trois ans. Mais à ce moment-là on se dit que l’on a réussi un coup extraordinaire, pas que l’on est parti pour une telle hégémonie. Je me souviens notamment que nous avions rejoué un match à Lyon, grosse cylindrée, pour une faute technique et qu’il fallait gagner une seconde fois pour avoir une chance d’être champion sur la dernière journée. Tout en espérant que Gagny batte Besançon. Car nous n’avions pas notre destin en mains… Metz a toujours été une place forte de notre discipline, toute la Lorraine plus largement et le palais des sports était plein à craquer chaque semaine. Seul l’argent a coupé son élan chez les masculins. Il n’y a donc pas d’illogisme à ce que le féminin prenne le relais, où l’argent ne régit pas forcément tout. Ce n’est pas un produit inférieur pour autant chez nous. Seules les internationales françaises se sont faites désirer au départ. Il fallait déjà beaucoup s’entraîner chez nous… Thierry Weizman fait depuis admirablement fructifier le travail de Daniel Giorgetti et Gabriel Lemaire. La réussite c’est d’avoir des résultats dans la durée. Et en la matière Metz HB est une référence pour longtemps. Ce n’est pas anodin si les Arènes ont des sièges Jaune et Bleu. Tout un symbole de l’emprise locale du handball. »Encadré

    31 saisons, 37 titres

    L’ogre lorrain a bouclé sa 31e saison au plus haut niveau, avec un 21e titre de champion de France. Un palmarès hors du commun, une longévité sans égal, au gré de 8 entraîneurs différents (Olivier Krumbholz 1986-95, Joël Monasso 1995-96, Bertrand François 1996-2003 puis 2004-06 et 2009-10, Patrick Passemard 2003-04, Sandor Rac 2006-09 puis 2012-14, Sébastien Gardillou 2010-12, Jérémy Roussel 2014-15 et Emmanuel Mayonnade depuis 2015). Voici les grandes lignes d’une hégémonie sans limite.

     

    L’œil de…

    Philippe Hinschberger
    Entraineur FC Metz

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    « Une pérennité extraordinaire dans les résultats »

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    Joueur de la bonne époque et entraineur depuis la remontée en Ligue 1, Philippe Hinschberger est un acteur privilégié du sport messin. Toujours fervent supporter du handball local, il ne cache pas son admiration devant le palmarès des filles du Metz HB.

    Quels sont vos premiers souvenirs de handball ?

    L’ASPTT Metz, d’abord chez les garçons et ensuite avec les filles. Je me souviens même que lorsque notre terrain était gelé, on s’entraînait au Palais des sports. Mais nous, les pros, on passait déjà après les joueuses de l’ASPTT. C’est normal, c’était leur parquet. Nous allions d’ailleurs les voir au match. Comme les garçons auparavant en coupe d’Europe notamment.

    Une riche histoire qui fait que le hand est une institution dans la ville ?

    C’est clair. Les filles du Metz handball jouent quand même la Ligue des champions aujourd’hui. Et nous les footballeurs sommes qu’une modeste équipe de Ligue 1. Mais même à l’époque, où nous jouions le haut de tableau de l’Elite, avec le mythique match à Barcelone au milieu des années 80, le handball était très présent. Il a toujours eu de meilleurs résultats européens par exemple. Nous avons gagné deux coupes de France, réalisé cet exploit au Nou Camp et été vice-champion de France en 1998. Cela ne pèse pas lourd finalement par rapport au palmarès du handball. Cette pérennité extraordinaire dans les résultats en fait sa force.

    Et ce qui explique son ancrage à Metz. Comme du côté de Montpellier chez les garçons. Pour autant, que pensez-vous de la notoriété du handball par rapport au football ?

    C’est vrai que les filles rassemblent régulièrement 4 à 5000 personnes, alors que nous on peut faire 25000 au stade lorsque cela marche bien. Ce ne sont pas les mêmes échelles. Mais le pire c’est médiatiquement, à la télévision. Lorsque tu vois les titres accumulés par les garçons en Equipe de France, et même la régularité des filles, imaginez-vous ce que ce serait si c’était pareil en foot. On reste figé sur le titre de 1998. Cela va faire vingt ans. Il faudrait peut-être s’inspirer des Experts. Oui c’est une injustice et un manque de respect vis à vis de votre sport. Même si le fossé tend à se réduire. Malgré tout les disparités perdurent. Prenons l’exemple du Républicain Lorrain en local : tous les jours il y a un article sur le FC Metz. Ce n’est pas le cas du Metz HB, en dépit de son remarquable parcours. Je ne juge pas mais je constate. A défaut de l’expliquer.

    C’est un vain débat de comparer l’engouement des deux disciplines. Et devant la passion débordante générée parfois dans le football, ce n’est pas plus mal pour le handball ?

    Bien sûr. Et je peux vous en parler au travers de mon expérience à Créteil en Ligue 2. J’allais souvent voir aussi les handballeurs en Division 1. Ce sont deux monde différents ne serait-ce que dans le public. Entre un sport populaire et banlieusard et l’autre plus étudiant universitaire et précieux. Il ne faut pas se voiler la face.

    Qu’est-ce qui vous plait dans le handball, en tant que technicien d’une autre discipline ?

    Ce ne fût pas toujours le sport collectif que je préférais en dehors du foot. D’autant qu’il peut être très violent. Mais j’aime bien l’ambiance d’un sport de salle, comme je suis allé souvent voir Poitiers en volley pendant mon passage à Niort. C’était top aussi et j’ai vu de la Ligue des champions. Au hand, les règles sont faites pour fluidifier le jeu. Quand je vois le chantier au foot dès qu’il y a un blessé, alors que vous avez de votre côté presque trois changements à chaque action. C’est moins construit et stéréotypé que le foot. J’adore notamment cette notion de prise d’intervalles, toujours fixer pour donner, trouver le joueur libre, cela va plus vite dans un espace beaucoup plus restreint. Et puis un sport de mains, avec des transmissions du coup beaucoup plus précises. Il y a également du coaching à chaque action, des temps morts, là où nous n’avons aucune prise au foot pendant 45 – 48 minutes.

    Etes-vous finalement envieux de cette réussite et emprise locale ?

    Non, absolument pas. C’est plutôt une richesse pour notre ville et notre région. J’adorerai encore avoir une équipe de haut niveau en volley également. Plus on est… Maintenant on pourrait aussi être jaloux de leur niveau. Mais on en profite pour se bonifier et essayer de tirer un peu de substance de leur réussite. Les handballeuses portent fièrement les couleurs de la ville partout en Europe. Nous on fait vibrer la passion du football à Metz. Chacun contribue à sa manière au rayonnement sportif de notre territoire.

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    EXTRAIT DU HANDACTION N°181

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    « Côté cour, côté jardin » de Cyril Dumoulin

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    Côté Cour – Côté Jardin

    Cyril Dumoulin
    HBC Nantes
    Equipe de France

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    « Nous ne serons pas trop de deux, avec Vincent, pour gérer l’héritage Omeyer. »

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    Propos recueillis par Hugo Chatelain

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    Cyril Dumoulin est incontestablement l’homme de ce début de saison au HBC Nantes. La paire qu’il forme avec Arnaud Siffert contribue également à l’enchaînement des performances chez les Violets. Une complémentarité que l’intéressé appelle de ses vœux également avec Vincent Gérard en Equipe de France. C’est entre autre ce que nous a confié Cyril, au détour d’un long entretien à la Trocardière, en toute franchise et lucidité.

    COTE COUR

    Premiers pas sportifs

    J’ai commencé très jeune, au foot, avec mon père. Il était coach et avec mon plus jeune frère, il nous a naturellement emmenés vers cette pratique. Dès l’âge de 3-4 ans je devais être sur le bord du terrain et rapidement j’ai pris une licence au CS Vaulx-Milieu, un petit village dans la banlieue lyonnaise. Et j’y suis resté jusqu’à mes 12-13 ans je pense. J’ai même eu une approche pour rentrer dans le cursus de formation de l’Olympique Lyonnais. Mais entre-temps j’ai découvert l’ambiance du handball et je suis passé à autre chose.

    Tes débuts dans le hand

    J’ai découvert le handball grâce à l’UNSS au milieu des années 90. C’est sûr qu’à l’époque des Barjots, entre les JO 92 (Barcelone), 96 (Atlanta) et le titre mondial de 1995, j’ai forcément été influencé à un moment donné. En fait, à mon entrée au collège, mes parents ont opté pour un établissement certes à ¾ d’heure de la maison mais qui disposait de classes où les heures de sports étaient multipliées. C’est là où Jean Mermet, mon professeur d’EPS, m’a orienté vers l’équipe de hand, fleuron de l’école. J’avais sauté le CM2 pour entrer en 6e, et il voulait ainsi faciliter mon intégration.

    Première chance de ta vie

    D’avoir des parents qui m’ont toujours laissé faire ce que je voulais. A partir du moment où ils sentaient que j’étais motivé, ils m’ont toujours soutenu et accompagné. Même lorsque par exemple, je suis passé du foot au hand, presque un désaveu pour mon père malgré tout, il m’a suivi. Tout comme lorsque j’ai eu l’opportunité de rentrer en sport études et quitter du coup le foyer familial à treize ans et demi. Ils ont accepté.

    17 octobre 2010

    Le match contre Barcelone en Ligue des champions avec Chambéry (26 arrêts à 50%, ndlr). Un tournant, car je crois que c’est le jour où beaucoup de regards ont changé sur moi. Je suis passé du bon jeune gardien prometteur à un dernier rempart qui peut se frotter aux meilleurs. Certes, je n’étais pas le nouveau Thierry Omeyer, mais je venais de franchir un palier important, notamment aux yeux de Claude Onesta je pense. Après le virage des jeux Méditerranéens en 2009 à Pescara, où j’avais pris l’ascendant sur les autres jeunes gardiens pour le poste de n°3 derrière Thierry Omeyer et Daouda Karaboué. Et quelques jours du coup après ce match de Barcelone, je suis convoqué à mon premier vrai stage avec les A, j’intègre définitivement ce groupe et je n’ai pas raté un seul rassemblement depuis.

    2009-14, dans l’ombre d’Omeyer et Karaboué

    J’ai eu beaucoup de sentiments variés sur cette période-là. Au début, c’était la logique, cela me donnait le temps de travailler et apprendre au contact de cette équipe surnaturelle. J’ai énormément progressé rien qu’en les regardant. Puis à un moment donné, j’ai senti que j’atteignais le même niveau que Daouda, et j’ai pu avoir parfois le sentiment que l’on me refusait un éventuel autre statut, pour de mauvaises raisons. En même temps, les choix du sélectionneur étaient justifiés par ses résultats. Ce fût compliqué, même si finalement le plus dur est arrivé après. Cela m’a servi pour la suite.

    Billets de match

    D’abord cela illustre mon envie de m’occuper en permanence. Je ne suis pas du genre à rester devant ma console chez moi. Ce livre est né en fait du travail avec ma préparatrice mentale en fait, dans l’idée de noter mes sensations d’après match, pour voir ce qui revenait et identifier ce qu’il fallait travailler. J’ai toujours été à l’aise avec les mots, cela s’est transformé en monologue et ma femme est tombée un jour sur ces écrits. Elle m’a dit : « Je vis avec toi tous les jours, j’ai appris plein de choses en te lisant, tu dois les partager. »

    Euro 2014

    Mon meilleur souvenir. Et pourtant encore une fois, je prends une grosse claque au début. On apprend que Thierry n’est pas là, je fais la paire avec Vincent Gérard, et arrive le premier match. Après mes cinq années de loyaux services, Claude décide pourtant de lancer Vincent plutôt que moi. J’ai vraiment trouvé ce choix injuste et avant le match je voulais tout arrêter. Heureusement, l’histoire a voulu que Vincent rate son entrée en matière, que je réussisse la mienne derrière et que je reprenne la main jusqu’au retour de Thierry. J’ai enchaîné les performances, je reste jusqu’au bout et je suis même décisif en demi face à l’Espagne. Je devais rentrer juste sur un 7 mètres, j’enchaîne les arrêts et je vais au bout. Un petit quart d’heure qui donnera une authentique valeur à ce titre-là, car enfin j’ai le sentiment d’avoir participé et pesé dans cette aventure.

    Rio 2016

    C’était mon rêve de participer aux Jeux olympiques. Je l’ai tutoyé, on me l’a enlevé quelque part. On a donné l’Euro 2016 à Vincent, de peur qu’il s’impatiente où je ne sais quoi. J’ai senti à partir de là que cela m’échappait et que c’était fini pour moi.

    La concurrence avec Vincent Gérard

    Je pense qu’on l’a mal abordée au début. Elle était trop agressive entre nous, deux fortes personnalités. Nous ne l’avons pas vécue à un moment donné dans l’intérêt de l’équipe, plutôt de manière personnelle, voire égoïste. Nous avons tous les deux des torts. Nous l’avons compris. Cette partie est derrière nous…

    Principal objectif aujourd’hui

    J’ai commencé à accepter, à mon grand regret, que je ne ferai peut-être jamais de JO de ma vie. Mais paradoxalement, je suis prêt à tous les sacrifices pour en vivre un. Sinon, ce sera le grand regret de ma carrière.

    Nantes

    C’est un peu la bouée que l’on me jette au moment je suis en train de me noyer. L’histoire remonte même un peu avant, à octobre 2015 et ce début de saison où je ne joue pas avec Toulouse. Sur un déplacement à Nantes, je remets les pieds sur un terrain, je fais une bonne mi-temps et on arrache le match nul. Thierry Anti me dit alors qu’il a toujours cru en moi et veut me relancer. Il parlait de l’année suivante, mais rapidement Skof ou Schulz se blesse et la question de mon recrutement se pose dès novembre. Toulouse refuse…

    COTE JARDIN

    Une journée sans hand

    J’ai deux programmes différents dans ce cas-là. Toujours avec ma femme, qui m’épaule à temps plein depuis que l’on a quitté Chambéry. Soit on s’échappe et la région de Nantes est parfaite pour cela, soit on bosse, même si cela va faire rire certains. Mais entre la préparation de mes stages de vacances, la mise en place prochainement d’une boutique en ligne, l’écriture et l’alimentation de mon site Internet ou les réseaux sociaux, je ne manque pas d’activités. Je ressens continuellement ce besoin de mener des projets et mettre en place des actions. Je déteste passer l’après-midi devant la télé à ne rien faire.

    Trois personnes avec qui dîner

    Dans un premier temps je dirais des grands sportifs comme Jordan… mais je préfère finalement mes trois amis que je ne vois pas assez : Maxime, Nicolas et Julien. Et au moins une bonne bouteille de vin.

    Un voyage inoubliable

    J’en ai deux. En Egypte, le long du Nil, où j’ai pris une claque historiquement et culturellement. Et mon voyage de noces de 2010 en Indonésie, sur les îles de Bali et de Java. Cette dernière notamment, extrêmement authentique, m’a profondément marqué.

    Une destination rêvée

    New York, une ville qui m’a toujours fasciné, et le Japon, qui m’attire par sa dualité entre la pointe technologique et ce respect des traditions. Comme quoi nous n’avons pas besoin de sacrifier l’un pour l’autre.

    Un objet

    Ma coquille. Je ne peux pas rentrer sur un terrain sans.

    Une émission

    Rendez-vous en Terre Inconnue ! La meilleure à mes yeux depuis bien longtemps…

    Un métier

    Sportif professionnel ! Ou tout autre métier qui te permet de vivre ta passion au quotidien ! 

    L’argent

    Un moyen de vivre beaucoup de moments pour se créer des souvenirs.

    Une personnalité

    Nelson Mandela, symbole du sacrifice et du combat pour l’égalité et l’acceptation de l’autre 

    Une femme

    Difficile de choisir entre ma femme et ma mère… Elles m’apportent et m’ont tant apporté !

    Un défaut

    Parfois trop gentil, dire non est une épreuve pour moi…

    Une folie

    Vivre seul ! J’en ai toujours été incapable et je ne pense pas pouvoir le supporter…

    Une qualité

    Ma générosité – ceux que j’aiment savent que je ferai tout pour eux, donnerai tout pour eux. Autant que je le pourrai, je serai là pour eux.  

    Un cadeau

    Une semaine de vacances avec tous mes potes en Martinique !!!!

    Ce que tu n’aimes pas que l’on dise de toi

    Que je suis ordinaire. Je ne veux pas être extraordinaire, juste différent, unique peut-être même…

    Ton rêve absolu

    Mourir avec le sourire…

    Dans dix ans

    Je ne sais pas et ne veux pas savoir… Le présent m’intéresse beaucoup plus.

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    EXTRAIT DU HANDACTION N°184

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    Les « premières fois » de Cléopâtre Darleux

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    Première fois
    Cléopâtre Darleux
    Brest Bretagne Handball

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    « Je prends la vie comme elle vient »

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    Propos recueillis par Hugo Chatelain

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    Après son exil forcé au Danemark, puis une escapade frustrante à Nice, Cléopâtre Darleux a retrouvé son équilibre en Bretagne. La voilà de retour en Ligue des champions avec Brest et même en sélection nationale durant ce mois d’octobre. L’occasion de soumettre l’intéressée à notre questionnaire de premières fois.

     

    Premiers souvenirs d’enfance

    Ce sont vraiment des moments en famille avec mes quatre frères (2 petits) et sœurs (2 grandes). Ma mère nous organisait régulièrement des jeux olympiques en extérieur et toute sorte d’activités comme escalader le toit ou soulever un petit tracteur d’enfant. Voilà ce qui me revient tout de suite. Il fallait quand même nous occuper à cinq enfants aussi rapprochés (un an d’écart entre chacun).

    Première chance de ta vie

    Mes premiers pas assez jeune à Besançon je pense. Je n’avais que dix-sept ans lorsque j’ai commencé en D1, après une seule saison avec la réserve. Encore une fois je voulais suivre les pas de ma sœur Elie (qui joue toujours à Strasbourg en N1F, ndlr) arrivée un an plus tôt. Christophe Maréchal m’a rapidement fait confiance et j’ai vraiment eu de la chance de pouvoir m’exprimer aussi rapidement en Elite.

    Première bêtise

    Je ne sais pas si je peux dire cela, mais je volais des petits bijoux plutôt que des bonbons dans ma commune de Wittenheim. Il y a prescription maintenant.

    Première blessure

    Mon entorse du genou en 2014 à mon retour sur Nice. Cela a été long car j’ai enchaîné les pépins derrière et notamment les tendinites avec lesquelles j’ai appris à jouer. Pour le reste j’ai été globalement épargnée quand même. Je fais abstraction de mon infection à l’œil durant l’été 2011, une péripétie qui s’est heureusement bien terminée et donc je n’ai plus aucune séquelle.

    Premières larmes

    Plutôt de bonheur, et en équipe de France, au travers des aventures mondiales en Chine (2009) et au Brésil (2011). Deux finales mondiales, cela marque forcément. Et dès les demi-finales, on pleurait de joie.

    Première personne que tu appelles après un match

    Mon chéri Noël (par ailleurs kiné au club, ndlr). J’ai besoin d’avoir un avis mais pas forcément tout de suite après le match, et plutôt en tête à tête qu’au téléphone.

    Premier regret

    Pas vraiment. Je me dis toujours que les choses n’arrivent pas par hasard. Ma blessure à Nice par exemple est survenue à une période où je m’étais sans doute un peu trop dispersée. Mais il y a eu des bons côtés aussi. J’ai appris notamment à relativiser, prendre du recul et voir mon activité différemment. Il y a d’autres centres d’intérêt bien plus importants.

    La première fois que tu as voulu arrêter le hand

    Jamais. J’ai toujours pris le bon côté des évènements ou des coups du sort. Le handball est ma grande passion, tout en faisant la part des choses avec ma vie privée. Cela m’aide à tout appréhender au quotidien. C’est une aubaine de pouvoir vivre de sa passion. Je n’ai pas le droit ni l’envie de me plaindre. Et je profite pleinement des à-côtés malgré tout.

    Première contre attaquante

    Tu fais référence à mes deux buts dernièrement. Je trouve cela marrant et je pense que cela fait plaisir aux gens. Je trouve que le handball est parfois trop stéréotypé et que l’on apporte un petit plus avec ce genre d’action. Je ne le fais pas régulièrement non plus. Franchement, je l’ai tenté deux fois et s’est passé. Ah si, une autre fois avec Nice j’avais aussi essayé sans réussite. Il ne faut pas que ce soit systématique pour que cela marche aussi sans doute. Entre l’équipe de France à la Golden League d’octobre 2016 et à Bourg de Péage tout récemment en championnat, j’étais restée tranquille. Cela doit rester rare.

    Premier métier après le hand

    Je ne sais pas encore précisément ce que je vais faire. Mais j’ai plein de projets. J’ai le temps même si cela va arriver très vite. Je ne veux pas en dire plus, je n’ai pas envie d’entraîner sans pour autant forcément quitter le milieu.

    Première qualité

    La gentillesse. C’est vrai que cela peut me jouer de mauvais tours, car j’ai toujours tendance à dire oui. C’est compliqué quand même de refuser des sollicitations, cela me fait mal au cœur, et je ne crois pas qu’y répondre soit néfaste à ma performance. Je sais faire la part des choses. Cela procure plus de bien aux gens que me pénalise. J’ai peut-être trop donné parfois, payé notamment ma disponibilité à Nice, mais je ne regrette absolument rien.

    Première folie

    J’ai offert une voiture à ma mère. Après, je fais attention, je suis généreuse certes mais pas dépensière. C’est aussi dans mon éducation, je ne viens pas d’une famille aisée, mais heureuse et soudée. Alors là c’était comme un remerciement à ma maman pour tout ce qu’elle nous a donnés.

    Première personne à rencontrer

    Aucune idée. On me pose souvent la question mais je ne suis pas du tout du genre à être fan, avoir des idoles. A partir du moment seulement que j’ai ma famille autour de moi, cela me suffit.

    Premier défaut

    Impulsivité sans hésiter. Cela m’a joué des tours parfois, je n’arrive pas à la maîtriser tout le temps, mais je me suis calmée quand même.

    Premier moment à revivre

    Une finale de championnat du Monde, que ce soit celle de 2009 en Chine ou 2011 au Brésil. Mais je me contenterais aussi de l’ivresse d’un titre national, à l’instar de 2012 avec Brest.

    Premier objectif aujourd’hui

    Que Brest devienne un grand club et pas seulement en France, en gagnant des titres et jouant régulièrement la Ligue des champions. Je vais redécouvrir cette compétition, chez moi, après l’avoir connue jeune à Metz et dans le contexte particulier de Viborg au Danemark. C’est extraordinaire je pense de le vivre à la maison.

    Première chose que tu n’aimes pas que l’on dise de toi

    J’ai une réputation de « connasse » en LFH, sur le terrain en tout cas. Ce n’est pas vrai en dehors. Je reconnais en revanche qu’une fois sur le parquet, je veux gagner avant tout. Je ne suis pas là pour me faire des copines. Encore moins en tant que gardienne. Mais cela ne correspond pas du tout à ce que je suis une fois le match terminé. Il faut croire que j’ai une double personnalité.

    Ce que tu aimerais faire pour la première fois

    Un tour du Monde en voilier, au départ de Brest. Je ne sais pas si je le ferais un jour, je dois d’abord apprendre à naviguer, mais j’en ai envie.

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    EXTRAIT DU HANDACTION N°184

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    N° 185 – Novembre 2017

    Au sommaire de novembre!
    – Michaël Guigou est désormais le plus ancien des Experts, après les départs de Thierry Omeyer et Daniel Narcisse. Mais pas le moins fringant. Dans l’interview de notre rédaction, l’ailier virevoltant du Montpellier Agglomération Handball a même annoncé son désir de prolonger l’aventure avec les Bleus jusqu’aux Jeux Olympiques de 2020!
    – Le Pays d’Aix Université Club Handball s’est installé dans sa flamboyante Arena le 11 octobre. Immersion au sein d’un club provençal qui monte, qui monte…
    – Entretien avec Théo Derot qui nous en dit plus sur sa convalescence et surtout nous donne de bonnes nouvelles!
    – Chambéry Savoie Football a attendu sept journées avant de conquérir son premier succès. Les premiers effets de l’arrivée de Laurent Busselier?
    – Troisième du classement,l’USAM Nîmes Gard cartonne en ce début de saison. Analyse du succès des « grands » hommes verts.
    – Vous voulez en savoir plus sur le Bourg de Péage Drôme Handball? Plongez-vous dans le reportage qui est consacré au promu plein d’entrain de la Ligue Féminine de Handball.
    – Camille Ayglon Saurina nous ouvre les portes du CSM Bucarest, propulsé depuis peu au sommet de l’Europe. Enquête.
    Avec les posters de Dika Mem (FC Barcelona Handbol) et de Laura Flippes(Metz Handball (Officiel)

    5€90 frais de port compris

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    N°184 – Octobre 2017

    Chers lecteurs, un numéro exceptionnel vous attend ce mois-ci ! Une actualité forte avec les retours en grâce de Cyril Dumoulin et Cléopatre Darleux. Ils sont parmi parmi d’autres les têtes d’affiches de ce début de saison. Dylan Garain par exemple, véritable révélation de cette rentrée avec l’ USDK Dunkerque Handball Grand Littoral, ou le légendaire Chema Rodriguez, le nouveau chez d’orchestre de Saran Loiret Handball. Plein d’autres sujets vous attendent: un dossier sur les numéros de maillots, un entretien décalé de Yassine Idriss, le sympathique et très compétent gardien du FENIX Toulouse Handball, une découverte de Killian Villeminot, MVP du Mondial U19 cet été, Thierry Vincent, coach emblématique de Toulon-Saint Cyr-Var Handball, etc… Octobre est le traditionnel rendez-vous des effectifs. Vous saurez tout sur les poules de D2F, N1M et N1F. Très bonne lecture avec en cadeau les posters de Blandine Dancette et Valentin Porte. En kiosques à partir de demain.

    5€90 frais de port compris

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  • Abonnement d’1 an + T-shirt

    49€, soit 4,90€/magazine au lieu de 5,90€ (prix kiosque) avec en cadeau 1 T-shirt d’une valeur de 20€ et l’accès gratuit en lecture numérique sur tablette et smartphone.
    L’abonnement est d’une durée de 10 numéros.

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  • Abonnement 6 mois

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    N°183 – Septembre 2017

    Hand Action Le Mensuel du Handball fête avec vous la rentrée du handball français avec le Guide complet (116 pages) de la Lidl StarligueProligue et Ligue Féminine de Handball ! Tous les effectifs, les portraits des nouveaux joueurs, nouvelles joueuses, pronostics, interviews, photos… pour seulement 5,90 euros. En Lidl Starligue, c’est un film à grand spectacle qui vous attend. Hand Action Le Mensuel du Handball passe en revue les 40 clubs professionnels pour estimer leurs chances et décortiquer leur mercato. Pourquoi le PSG Handball et le HBC Nantes, récent vainqueur du Trophée des champions, sont les favoris de la Lidl Starligue, pourquoi le Metz Handball (Officiel) et Brest Bretagne Handball Officiel sont ceux de la Ligue Féminine de Handball… En Proligue, l’US Créteil Handball et Chartres Métropole Handball 28 ont toutes les armes pour retrouver l’élite mais la bataille fera rage ! 

    Rendez-vous dans vos kiosques depuis le jeudi 14 septembre !

    5€90 frais de port compris

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